Comment le néolibéralisme absorbe les revendications étudiantes dans les universités américaines

Sauver l’âme de l’enseignement supérieur aux États-Unis

Pendant l’année universitaire précédente, une déferlante de protestations étudiantes, un mouvement des moins de trente ans a emporté les campus à travers tout le pays et a attiré l’attention des médias.

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D’une côte à l’autre, des Grandes Écoles (Ivy league) aux universités publiques en passant par les petites universités progressistes d’art, une vague d’activisme estudiantin a montré l’urgence de l’arrêt du changement climatique, de la mise en place d’un revenu d’existence, de lutter contre les emprisonnements de masse, de la lutte pour les droits des migrants et le soutien à la campagne de Bernie Sanders (aux primaires Démocrates).

Tant les médias que les personnels universitaires, dont certains ont été la cible ces protestations, ont saisi certains aspects, en bien ou en mal, de cette déferlante tout en en ignorant d’autres également. Les commentateurs, les experts et les journalistes ont fréquemment moqué et dénigré la passion des étudiants et la façon dont celle-ci a été orientée ; même quand les Conseils d’administration des universités les ont déclarées recevables, certains les ont étiquetées de « multiculturalisme néo-progressiste ». Croyez bien que ceci en particulier vise à dompter la puissance politique des exigences présentes pour la justice raciale afin de les noyer dans un système éducatif toujours plus au service de l’économie de marché.

Dans certaines de leur actions les plus spectaculaires, les étudiants de couleur (non-blancs, ndt), inspirés en partie par le mouvement « Black Lives Matter » (les vies des Noirs comptent), ont révélé le climat raciste de leurs universités. Ces étudiants ont généré dans leur sillage une vague d’actions directes, sit-ins, grèves de la faim, manifestations et pétitions ainsi que des exigences plus émotionnelles et personnelles de toutes sortes. Une coordination nationale des organisations étudiantes, le Collectif de libération des Noirs a exigé officiellement que les quotas soient appliqués (enfin, ndt) afin que le pourcentage d’étudiants noirs corresponde à celui des Noirs dans la société. Ce collectif a également exigé la gratuité des études pour les Noirs et les Amérindiens (indigènes américains) et le désinvestissement des intérêts privés dans les institutions d’enseignement (rupture du carcan de la soumission aux multinationales privées, ndt). D’autres exigences étudiantes pour la justice raciale incluent la promotion d’un revenu d’existence pour les employés de l’Université, le plafonnement des salaires des conseillers d’administration (le personnel de direction des universités et grandes écoles, ndt), la baisse des frais d’inscription et de scolarité, l’augmentation des aides pécuniaires et la réforme des pratiques de la police des campus. Cependant, ces exigences ne semblent guère avoir attiré l’attention ou des commentateurs médiatiques ou des universitaires eux-mêmes.

Au contraire, la lumière a été portée sur la demande de changement culturel dans les institutions étudiantes, avec des présupposés marqués concernant la couleur de peau, la sexualité et les capacités individuelles. Dans certaines universités des étudiants ont individualisé ces exigences, réclamant la démission de certains membres et administrateurs de la faculté. Gonflant une politique de ce qu’ils nomment la « reconnaissance » (au sens psychologique, ndt), ils ont également exigé que certaines personnalités universitaires fassent des excuses publiques ou admettent publiquement que « les vies des Noirs comptent ». Certains veulent que l’université mette en place des « alarmes » quand des sujets controversés sont présentés et que des « espaces refuges » pour étudiants marginalisés soient créés, espaces sanctuarisés hors de la lutte quotidienne avec la culture dominante. En se saisissant à la hâte et en ne répondant qu’à ces demandes-là et seulement celles-là, les administrateurs d’université tentent de domestiquer et de récupérer cette nouvelle vague de militantisme.

Dans le même temps, les commentateurs de droite ont dit que les étudiants étaient excessivement choyés, privilégiés, et ennemis de la liberté d’expression (sic). La droite libertarienne (en Europe on dirait anarcho-capitaliste, ndt) a lancé une large critique médiatique de la vague actuelle de militantisme estudiantin. Des commentateurs ont été prompts à dénigrer les étudiants qui revendiquent les traitant d’hypersensibles, de promoteurs privilégiés de la théorie de la « victimisation ». Ils se plaignent du « ramollissement de l’esprit américain ». Conor Friedersdorf de The Atlantic (journal de droite libérale) a prétendu que les étudiants se trompaient d’objectif dans leur combat contre le discours, les idées et les présupposés racistes quand ils ciblent les « micro-agressions » (c’est à dire des commentaires insultants inconscients) et le manque de compassion, et dans leurs attaques parfois très personnelles qu’ils formulent contre ceux qu’ils accusent {de ces comportements, ndt}. L’une des voix les plus critiques de l’orientation politique des campus, la Fondation pour les droits individuels dans l’Éducation, prétend qu’un tel « progressisme » (nous dirions « gauchisme » en France, ndt) et un tel « politiquement correct » viole la liberté d’enseigner et la liberté d’expression. En cela ils sont parfaitement en accord avec le syndicat progressiste Libertés publiques Américaines. Les défenseurs de la liberté d’expression Harvey Silvergate de ce même syndicat et Daphné Patai, par exemple, se plaignent de la « politisation de l’enseignement » en raison des nouvelles règles de mixité culturelle/raciale à l’Université du Massachusetts.

Dans une réponse qui, dans de telles circonstances peut paraitre surprenante à première vue, les administrateurs d’université ont été notoirement ouverts à certaines exigences des étudiants – souvent celles moquées par la droite. De ce fait, les commentateurs et les administrateurs ont essayé de mettre en lumière ce qui paraît à la fois personnel et symbolique dans l’orientation politique des manifestants étudiants, tout en ignorant ou en minorant les aspects les plus dérangeant concernant leurs exigences de changement des structures sociale et économique.

L’Université néolibérale

Les présidents d’universités ont été particulièrement ouverts aux exigences des étudiants qui collent avec l’idéologie dominante concernant des études supérieures. L’université néolibérale d’aujourd’hui est confrontée à une pression grandissante des marchés : perte des financements publics, privatisation, augmentation des frais de scolarité, croissance de l’endettement étudiant tout en promouvant un modèle économique qui sacralise le contrôle managérial de la faculté à travers l’évaluation permanente, le résultat comptable et les incitations économiques. Simultanément, dans une société où les syndicats sont constamment affaiblis, les acteurs de l’enseignement supérieur sont, dans les termes du discours actuel, « flexibilisés » à travers la précarisation des contrats de poste, qui étaient autrefois la garantie d’un emploi professoral à vie, et l’usage accru de vacataires adjoints à la faculté.

Dans ce contexte, les universités se dépêchent de répondre aux actions directes estudiantines pour la justice raciale en ajoutant des aspects plus personnels et plus individualisés à des programmes d’études culturelles de plus en plus dépolitisés et orientés monde-des-affaires, économie de marché. Sans surprise, la façon dont les étudiants revendiquent reflète l’environnement dans lequel ils sont élevés et éduqués. La théorie post-moderne, une approche qui domine encore la plupart des programmes progressistes des écoles d’Arts, encourage toujours l’analyse textuelle en vue de révéler des présupposés cachés dans les mots ; la psychologie a insisté sur les traumatismes individuels ; et l’idéologie néolibérale qui a infusé dans tant de campus valorise le comportement individuel comme étant le plus important pour le changement social. Faites la somme de ces trois piliers de la pensée dominante, maintenant profondément ancrés dans les études supérieures, et voilà l’injustice devenue seulement un problème inter-individuel, une affaire de blessures personnelles infligées par les autres à un niveau profondément intime. Le rôle des structures institutionnelles et des politiques gouvernementales dans la façon dont la société (et l’université) fonctionne est minimisé.

Pour cette raison, tandis que les universités minimisent ou ignorent les demandes de changement concernant les admissions, les frais de scolarité, les droits syndicaux, l’échelle des salaires et les prérogatives managériales, les conseils d’administrations se sont jetés dans le débat passionné que le mouvement a lancé à propos des « micro-agressions » —généralisations et remarques stéréotypées qui considèrent la blancheur comme une norme sociale et font des non-blancs des personnes exotiques—, tout en considérant comme acquis le caractère occidental des institutions de l’enseignement supérieur. Les étudiants non-blancs ont de même souligné leur expérience quotidienne du racisme ordinaire à l’université en raison de questions ou déclarations du style « d’où êtes-vous ? Quand la réponse est « du même lieu que vous » ou « en tant que… (remplissez les pointillés), comment ressentez-vous… ». Ces étudiants s’insurgent contre de tels commentaires, surtout quand ils viennent de professeurs ou de personnels administratifs ; l’état d’esprit qui va avec est précisément ce que la droite dénigre comme étant du « politiquement correct » devenu fou et les conseils d’administration adhèrent à cette analyse puisqu’ils en font l’essence du mouvement universitaire.

A l’université de Yale, le comité des Affaires Interculturelles a suggéré aux étudiants d’éviter de porter pour Halloween des déguisements « racialement » insultants. Lorsqu’un membre de la faculté et conseiller d’une maison de résidents (les maisons de logement étudiant sur les campus états-uniens, ndt) a posté un courriel critiquant le paternalisme d’un telle note administrative, une éruption de manifestions étudiantes a éclaté réclamant la démission de cette personne. Bien que Yale ait refusé de la démettre de son poste de conseil de maison, elle a été mise à pied de son poste d’enseignante. A l’université d’Emory, des étudiants ont fait part de la douleur (sic) qu’ils ont ressenti à la vue d’un graffiti « Trump 2016 » sur le campus ; le président de l’université les a rassuré annonçant qu’il avait « entendu leur demande… à propos de valeurs en rapport avec la mixité (raciale/culturelle, ndt) et le respect qui achoppent avec les valeurs mises en avant à l’université d’Emory ». Les administrateurs se démènent pour mettre en place de nouvelles initiatives pour la mixité et des programmes de formation sur le campus —et engagent des entreprises de conseil privées fort coûteuse pour les aider dans cette initiative.

A l’université du Missouri, le président et le président d’honneur ont tous les deux démissionné à la suite de manifestations étudiantes, —y compris une grève de la faim et le boycott d’un match de foot américain de l’équipe de l’université, dans le sillage d’incidents racistes sur le campus tels que graffitis et insultes publiques. La doyenne des étudiants de CMC (Université de Claremont MacKenna) a également démissionné, après que ses propos implicites concernant des étudiants non-blancs qui « ne rentrent pas dans le moule de CMC » a déclenché une vague de protestations.

Selon l’historien et activiste Robin Kelley, même si les manifestations actuelles réclament des mesures qui rendraient les campus plus accueillants pour les étudiants de couleur comme plus de mixité, d’intégration, de sécurité et d’ accessibilité financière, elles fonctionnent avec une logique contradictoire qui est rarement formulée. A partir de quand l’objectif de se couler dans le moule et de créer dans ce moule des espaces pour les gens de couleur au sommet d’une pyramide sociale largement inégalitaire et injuste va-t-il s’écraser sur le mur des revendications de ces mêmes étudiants pour le renversement de cet ordre social injuste ?

Kelley tient que le discours du « traumatisme » et de la santé mentale qui en est venu à dominer l’enseignement supérieur fabrique également de l’individualisme et dépolitise largement l’idée d’oppression raciale. Il démontre que les mots « traumatisme, PTSD (syndrome de stress post-traumatique, ndt), micro-agression et déclencheurs (trigger warnings) ont presque complètement remplacé les mots oppression, répression et soumission ». Il explique que « alors qu’un traumatisme peut devenir une porte d’entrée dans l’engagement politique, ce n’est pas en soi sa destination et un traumatisme peut même tromper des militants et les amener à adopter le discours des institutions néo-libérales qu’ils ont tant de mal à rejeter. » C’est pourquoi, ajoute-t-il, pour les administrateurs d’université le discours de la mixité et des compétences culturelles est devenu un cheval de Troie qui « fait basculer le problème racial de la sphère publique à la psyché » (c’est à dire d’un problème social à un problème individuel, ndt) et vide le mouvement actuel d’une partie de sa puissance politique.

Politique culturelle et inégalité

Récemment, les politiques culturelles ou identitaires ont défié la façon dont les organisations marxistes et d’autres organisations de la gauche traditionnelle ou de la nouvelle social-démocratie géraient le problème ignorant ou même parfois reproduisant des inégalités raciales ou homme/femme. Cela a remis en question une lecture de lutte de classes sur des sujets allant de la Révolution cubaine —celle-ci a-t-elle réussi à résoudre les problèmes d’inégalité raciale en redistribuant la richesse aux pauvres ou a-t-elle réprimé l’identité noire en privilégiant la lutte des classes ? —à la campagne de Bernie Sanders, —son programme social visant à réduire les inégalités économiques soulagera-t-il les inégalités raciales en aidant les pauvres ou bien sa lecture « lutte des classes » laissera-t-elle les inégalités raciales dans l’ombre ? En d’autres termes, un programme politique s’attaquant aux inégalités économiques structurelles peut-il également faire avancer les problèmes d’inégalités raciale et homme/femme voilà la question principale que se posent les étudiants engagés aujourd’hui.

Dit autrement, la question est : dans quelle mesure les questions personnelles sont-elles collectives ? Le politologue Adolph Reed prétend que si la lutte des classes est abandonnée alors la question raciale « est juste à la gauche du néolibéralisme » (on voit ici combien l’œuvre de J-C Michéa qui ne craint pas d’aborder en France ces questions difficiles de façon frontale est intéressante, ndt). Comme le dit Reed, la politique raciale promue aujourd’hui par les administrateurs de l’université met en avant « une économie moralisée… dans laquelle 1 % de la population contrôlant 90 % des resources serait juste à condition qu’environ 12 % des 1 % soit noirs, 12 % latinos, 50 % des femmes et en proportion appropriée des gays, lesbiennes et trans-genres ».

Le mouvement étudiant qui a traversé tous les États-Unis a défié (presque littéralement) la façon dont la faculté fait de l’argent. La question pour ces institutions est désormais : pouvons-nous dompter et insérer dans une feuille de route agréée par l’administration (c’est à dire la Présidence de l’université, ndt) les exigences étudiantes qui ne remettent surtout pas en question la façon dont nous, institutions, opérons dans la société?

La féministe Nancy Fraser a montré comment les idées féministes des générations précédentes ont été admirablement récupérées par le néo-libéralisme — c’est à dire, comment elles ont été reformulées pour excuser plus d’inégalité. « Les idées féministes qui un temps firent partie d’une vision du monde radicale » démontre-t-elle, sont maintenant « reformulées de plus en plus souvent en termes individualistes. » Des exigences féministes pour un accès au travail et pour l’égalité des salaires, par exemple, ont été utilisées afin de détruire l’acquis d’un revenu familial (le revenu de libre choix, ndt) tandis que l’accent mis sur l’égalité des sexes a servi de diversion sur les inégalités croissantes entre classes sociales.

Les exigences étudiantes pour la justice raciale risquent d’être absorbées de la même manière. Les administrateurs d’université ont trouvé maintes façons de détourner les exigences étudiantes afin de renforcer leur modèle économique et la gestion micro-économique de la faculté (c’est à dire université=entreprise, ndt). Dans un cas monté en épingle par les libertariens pro liberté d’expression, on apprend que l’administration de l’université de Brandeis a nommé un assistant assesseur afin de surveiller un professeur après que des étudiants l’ont accusé d’avoir utilisé l’expression « wetback » dans un cours de politique latino-américaine (« wetback » littéralement « dos mouillé » pour désigner les latino-américains et en particulier les Mexicains qui traversent à la nage le Rio Grande et donc arrivent aux E.-U. avec le dos mouillé, ndt). Plus couramment, les universités utilisent une pléthore d’entreprises de consulting et créent de nouveaux postes administratifs pour gérer la mixité et l’intégration. Des ateliers et des séminaires prolifèrent ainsi que les « espaces refuge » et les « déclencheurs d’alarme ». Une vision particulière de la mixité est ainsi mise en avant pour préparer les étudiants à se battre dans le « marché du travail globalisé ».

Il existe même des méthodes plus radicales encore afin de permettre à la feuille de route de la mixité raciale de coller au plus près de l’idéologie néolibérale. Le critique littéraire Walter Benn Michaels démontre par exemple que la mixité peut fournir un vernis de justice sociale à des idées telles que la compétitivité ou la méritocratie qui en réalité génèrent de l’inégalité. « la règle dans l’économie néolibérale est que l’écart entre riches et pauvres augmente —mais qu’aucune culture ne doit avoir un traitement de faveur » explique-t-il. « Fondamentalement, ce n’est pas grave si les écarts de revenu augmentent pourvu que les élites parvenues, devenues de plus en plus riches, ressemblent (sociologiquement, ndt) de plus en plus aux pauvres devenus de moins en moins riches. De sorte que le modèle de justice sociale (néolibéral, ndt) n’est pas d’arriver à ce que les riches gagnent un peu moins pour que les pauvres gagnent un peu plus mais au contraire que les riches puissent gagner toujours plus tant qu’un pourcentage approprié d’entre eux soit issu des minorités ou soit des femmes. » Ou, comme le magazine Forbes le dit, que « le monde des affaires doit largement accroitre sa capacité à flairer de nouvelles opportunités, à développer des solutions créatives et se positionner sur celles-ci de façon toujours plus rapide. La seule façon d’arriver à mettre en place ces changements est de relooker la culture au travail en incluant la mixité afin que le flair, la créativité et la vitesse soient toutes grandement améliorées.

Très clairement, les directions des universités préfèrent les exigences étudiantes qui peuvent être absorbées et récupérées pour assoir leur modèle économique actuel. En laissant la pensée dominante définir les critères de leurs revendications, le jeune mouvement des trentenaires s’est mis dans une position délicate. Plus les étudiants acceptent —avec le soutien des Conseils d’administration d’université —, l’individualisation du chemin vers le changement social et sa préséance sur la possibilité de quelque chose de plus profond que la rénovation esthétique des hiérarchies en place sur le campus et au-delà, plus ils risquent d’être moqué par la Droite qui justement présente les étudiants engagés comme des pleureuses fragiles, choyées et privilégiées.

Pourtant, ce jeune et énergique mouvement a de l’élan et va continuer à évoluer. En ces temps de brassages sociaux et politiques, il est possible que ces nombreuses composantes —lutter pour la justice sociale, économique et environnementale-, puissent se consolider avec chaque petite victoire remportée aussi limitée soit-elle.

Gardez un œil sur le premier cycle universitaire. La bataille pour l’âme de l’enseignement supérieur états-unien se déroule en ce moment même et va influencer le reste du monde demain. Que le futur soit défini par les déclencheurs d’alarme et les espaces refuges ou par un enseignement vraiment démocratisé et des efforts de fond pour lutter contre l’inégalité se joue maintenant. Le mouvement des à-peine-trentenaires importe. Notre futur est dans leurs mains.


Aviva Chomsky, professeur d’Histoire et coordinatrice des études latino-américaines à l’université d’État de Salem (Salem State University) au Massachusetts.

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Titre original : « The Battle for the Soul of American Higher Education ». Lien vers l’article anglophone d’origine sur commondreams.

Traduction : Naturel Noire Fur. Diffusion : Anthony Rêveur.

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