Métapolitique, nouveaux clivages et Présidentielle 2017

Introduction

 

Le clivage gauche-droite a longtemps été un outil de classification des idées politiques. Aujourd’hui, il semble être en partie éprouvé, près d’un français sur trois ne sachant plus se positionner par rapport à lui.

Dans cet article je vous propose une nouvelle grille de lecture des clivages profonds qui surplombent les courants d’idées traditionnels, en postulant l’existence de quatre autres axes majeurs formant la matrice idéologique fondamentale de la politique française.

Un des problèmes essentiels que pose le clivage gauche-droite tel qu’il est généralement perçu aujourd’hui, c’est qu’il englobe la question des valeurs morales. Ainsi la personne de gauche se doit d’être progressiste sur le plan des valeurs, et la personne de droite conservatrice. L’inconvénient majeur résultant de cette vision se situe dans l’impossibilité de créer une union populaire entre les tenants d’une vision de gauche progressiste d’une part et d’une vision de droite conservatrice d’autre part. Ils se retrouvent alors piégés car à l’opposé sur le plan des valeurs, rendant leurs opinions et leurs choix politiques a priori irréconciliables pour l’intérêt général.

Quelle nouvelle grille de lecture faciliterait l’analyse contemporaine des courants d’idées politiques et une meilleure identification des intérêts de chacun ?

 


I – Un clivage traditionnel de plus en plus obsolète


 

Voici le clivage gauche-droite actuel tel qu’il est généralement perçu :

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Autrement dit, voilà schématiquement ce que les médias de masse et un grand nombre de figures politiques, syndicales et journalistiques présentent habituellement :

répart2.jpg

 

Nous aimons que les choses soient bien rangées, qu’elles soient « à leur place ». Il n’y a rien de mal à cela, c’est utile pour nous aider à donner du sens aux évènements du monde dans le but de structurer notre conscience. Le problème, c’est que cette vision de la politique est au moins en partie archaïque, qu’elle perd de sa substance, même si de nombreux politiciens s’appliquent encore à la faire perdurer artificiellement pour servir leurs intérêts électoraux.

Il y a encore quelques temps, nous aimions à penser que la gauche fut systématiquement « socialiste » ou « communiste » et que la droite fut toujours « républicaine ». Mais cela a bien changé. La droite républicaine a probablement disparu avec Charles De Gaulle, tandis que le socialisme et le communisme ont si fortement évolué que les grands partis qui s’en revendiquent aujourd’hui n’ont plus grand chose à voir avec les idées d’origine.

Les partis politiques traditionnels et les médias dominants sont en interaction constante entre eux, immergés dans l’environnement politico-médiatique. Ils façonnent largement l’opinion publique à la politique. Les médias de masse fonctionnent comme des réceptacles bien clivants, en présentant ceux qui ont pour fonction de recueillir les mécontents avec des étiquettes repoussantes (« extrême-droite », « extrême-gauche »), en misant sur le fait qu’ils ne seront jamais assez fédérateurs et nombreux pour gouverner. Un pari risqué, dont la cote diminue chaque jour davantage.

Partant du constat que le clivage gauche/droite perd en pertinence, nous proposons deux grands clivages qui façonnent plus ou moins discrètement la vie politique française. Nous les appelons les clivages métapolitiques.


IILes clivages métapolitiques

Souveraineté VS Européisme et Mondialisme
(l’État-nation contre la Supranation)

et

Démocratie VS Oligarchie
(le Peuple contre l’Élite dominante)


Plusieurs facteurs nous permettent d’accréditer l’existence de nouveaux axes centraux pour comprendre la politique française.

D’une part, nous avons ce qui touche à la souveraineté et à la défense de la France. On peut nommer les pertes de souveraineté nationale successives de ces dernières décennies au profit de l’Union Européenne, ou encore les guerres des coalitions occidentales en Afrique et au Moyen-Orient sous l’influence de l’OTAN.

D’autre part, nous constatons la montée de la contestation de la représentation électorale à cause des décalages entre les députés et le peuple, ainsi que le développement des outils numériques participatifs jusqu’aux revendications institutionnelles de démocratie directe.

Ces deux facteurs représentent des éléments essentiels pour penser la « méta » politique contemporaine. Nous avons tenté de les représenter sur des graphiques.

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Graphique 1 : Les axes majeurs des clivages métapolitiques en France

Démocratie (à gauche du graphique)
Le pouvoir du peuple.

Il s’agit des forces populistes. Elles sont favorables à :

  • la reconnaissance du vote blanc dans les suffrages exprimés et permettant le cas échéant l’annulation d’une élection
  • des référendums déclenchés par les citoyens eux-mêmes (référendums d’initiative populaire)
  • la création d’une chambre législative populaire
  • une liberté d’expression maximale (hors atteintes à la personne)

Oligarchie (à droite du graphique)
Le pouvoir à un petit groupe de personnes.

Il s’agit des forces contraires à celles du paragraphe ci-dessus, s’appuyant sur une idéologie élitiste et caractérisées notamment par :

  • une volonté de ne pas prendre en compte le vote blanc dans les suffrages exprimés
  • leur opposition aux référendums et plus généralement aux outils participatifs
  • la volonté d’encadrer la liberté d’expression

Souveraineté de l’État (en haut du graphique)
La nation gère l’État en toute indépendance.

Il s’agit des forces qui prônent un renforcement de l’État-nation. Elles sont favorables à :

  • l’arrêt des guerres menées par la France (Irak, Libye, Syrie…)
  • au retrait de l’alliance militaire qu’est l’OTAN
  • la sortie de l’euro
  • la sortie de l’Union Européenne.

Européisme & Mondialisme (en bas du graphique)
La nation française s’inscrit dans de plus grands blocs.

Il s’agit au contraire des forces qui remettent en cause l’idée d’une souveraineté nationale pour la France. Elles promeuvent généralement :

  •  le maintien de la France dans la zone euro
  •  le maintien de la France dans l’Union Européenne
  •  l’appartenance à l’OTAN
  •  l’implication militaire française dans les conflits armés

 


III – Nouveaux clivages et Présidentielles 2017


Nous vous présentons différents graphiques illustrant ces nouveaux clivages :

[Graphique 2] Métapolitique et candidats à la présidentielle

[Graphique 3] Métapolitique et organisations politiques

[Graphique 4] Métapolitique et personnalités

[Graphique 5] Métapolitique et personnalités & organisations politiques

[Graphique 6] Métapolitique et personnalités, organisations politiques & candidats à la présidentielle

[Graphique 7] Identification de 3 groupes métapolitiques : Cœur du Système, Alternatives officielles et Dissidences

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Graphique 2 : Positionnement métapolitique des candidats à la présidentielle

Légende des 11 candidats et des organisations politiques qui les soutiennent

Nathalie Arthaud Candidate de Lutte Ouvrière (LO)
François Asselineau Candidat de l’Union Populaire Républicaine (UPR)
Jacques Cheminade Candidat de Solidarité & Progrès (S&P)
Nicolas Dupont-AignanCandidat de Debout la France (DLF)
François Fillon Candidat de Les Républicains (LR)
Benoït Hamon Candidat du Parti Socialiste (PS)
Jean Lassale Candidat de Résistons ! (R !)
Marine Le Pen Candidat du Front National (FN)
Emmanuel MacronCandidat de En Marche ! (EM !)
Jean-Luc MélenchonCandidat de La France Insoumise (FI)
Philippe Poutou Candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

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Graphique 3 : Positionnement métapolitique des organisations politiques

Légende des organisations politiques

DLF = Debout la France
eelv = europe écologie les verts
E&R = Égalité & Réconciliation
FN = Front National
LR = Les Républicains (ex UMP)
MA VOIX
MoDem = Mouvement Démocrate
N.Donne = Nouvelle Donne
NPA = Nouveau Parti Anticapitaliste
PCF = Parti Communiste Français
Parti Pirate
PS = Parti Socialiste
UDI = Union des Démocrates et Indépendants
UPR = Union Populaire Républicaine

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Graphique 4 : Positionnement métapolitique de personnalités

Légende des personnalités politiques

Jacques Attali (écrivain, homme d’influence)
Olivier Berruyer (blogueur)
Jean Bricmont (essayiste)
Étienne Chouard (blogueur)
Daniel Cohn-Bendit (militant)
Franck Lepage (militant)
Bernard-Henri Lévy (écrivain, homme d’affaires)
Michel Onfray (philosophe)
Edwy Plenel (journaliste)
Natacha Polony (journaliste)
Frédéric Lordon (économiste)
François Ruffin (militant)
Jacques Sapir (économiste)
Alain Soral (militant, polémiste)
Éric Zemmour (journaliste, polémiste)

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Graphique 5 : Positionnement métapolitique des personnalités et des organisations politiques

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Graphique 6 : Métapolitique des personnalités, organisations politiques et candidats à la présidentielle

De ces amas de points du graphique comprenant des organisations politiques, des personnalités et des candidats à la présidentielle, on peut dégager trois grands blocs (ellipses, sur le graphique) de propositions métapolitiques :

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Graphique 7 : Positionnement des 3 grands blocs métapolitiques

En bas à droite du graphique, le « cœur du Système », auxquels appartiennent notamment les deux grands partis de gouvernement, le Parti Socialiste (PS) et Les Républicains (LR), ou encore le Mouvement Démocrate (MoDem), l’Union des Démocrates Indépendants (UDI), et dans une moindre mesure le Parti Communiste Français (PCF) et Europe écologie les verts (eelv). Aux présidentielles, ce bloc est représenté par Benoît Hamon, Emmanuel Macron et François Fillon.

  • Favorables à l’approfondissement de la construction européenne, ils pensent qu’il est profitable de déléguer tout ou partie des souverainetés nationales. De plus, ils sont plus enclins à participer à des des opérations militaires extérieures. Enfin, ils sont généralement opposés à l’utilisation de référendums pour trancher des débats publics.

Plus au centre du graphique, les « alternatives officielles » comprennent des mouvements politiques comme le Parti de Gauche (PG), le Front National (FN) ou encore Debout la France (DLF) ou dans une moindre mesure le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Aux présidentielles, ce bloc est représenté par Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, ou encore Philippe Poutou et Nathalie Arthaud.

  • Davantage sceptiques vis à vis de la construction européenne, ils critiquent l’euro et le fonctionnement de l’Union Européenne, veulent généralement tenter de renégocier les traités européens, et sont plus favorables à l’utilisation du référendum que le bloc précédent.

Plus haut et généralement plus à gauche sur le graphique, on retrouve les forces « dissidentes » à l’instar de l’Union Populaire Républicaine (UPR) et des candidats aux présidentielles François Asselineau et Jacques Cheminade.

  • Elles se caractérisent par une volonté affichée de sortir la France de l’euro, de l’Union Européenne et de l’alliance militaire de l’OTAN. Ils sont généralement enclins à laisser le soin aux citoyens de prendre part aux affaires politiques.

 


Conclusion


Le véritable enjeu du point de vue métapolitique n’est pas de savoir si vous êtes de droite ou de gauche, mais si vous êtes d’une part plutôt en faveur du fédéralisme européen (axe européiste-mondialiste) ou de la souveraineté nationale (axe souveraineté de l’État), et d’autre part si vous êtes plutôt en faveur de placer le pouvoir dans les mains de personnes jugées compétentes pour décider (axe oligarchie), ou si vous pensez que les citoyens peuvent avoir les solutions à leurs propres problèmes (axe démocratie).

Souvent relégués au rang de sujets secondaires du débat public, ces clivages sont pourtant fondamentaux pour comprendre quels intérêts vos idées servent réellement.


Anthony Rêveur pour Les Clivages,
Page d’information et d’éducation populaire à la métapolitique.

Contact : lesclivages@gmail.com
Si vous reproduisez nos graphiques, merci de penser à nous citer 🙂


N.B.

En consultant ces graphiques, ayez à l’esprit que les positionnements de chaque candidat peuvent, en période électorale, ne pas correspondre à leurs positionnements s’ils étaient élus, tant la différence peut parfois être grande entre le discours avant ou après leur élection.

Les graphiques que vous consultez ici sont simplement le fruit d’une analyse basée sur les discours oraux (interviews, commentaires d’actualité…) et écrits (programmes, communiqués officiels, notes de blog…) de chacun des points du graphique (candidats, personnalités et organisations).

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20 réflexions sur “Métapolitique, nouveaux clivages et Présidentielle 2017

    • Quand on utilise l’ad hominem de façon récurrente, qu’on est capable d’en venir à agresser physiquement et à plusieurs reprises son interlocuteur lors d’un débat (et ce peu importe les opinions tenues), il est difficile d’être classé dans les démocrates.

  1. Je m’interroge beaucoup… Comment prendre en compte les résultats d’une démarche pseudo-scientifique lorsqu’une aucune mention n’est faite à la méthodologie utilisée. La question cruciale que soulève votre article est la suivante : comment placer vous vos coordonnées sur le graphique ? Avez-vous fait un sondage (moyenne de variables qualitatives par exemple, quel effectif) ? Sans apporter ces réponses, cet article est de l’enfumage, car il laisse penser que les « notes » attribuées le sont uniquement via des critères personnels. 0/10

    • Effectivement c’est très personnel, et c’est un peu ma vision des choses qui est résumée dans cet article. Cela dit, nous tâcherons à l’avenir, en publiant notre site internet et un graphique collaboratif, de renforcer notre crédibilité.

      PS: nous n’avons jamais prétendu dans ces travaux être « scientifique ».

      • Ha donc pas de méthode, juste du pifometre ? Et on se retrouve à dire que Le Pen est democrate mais Poutou oligarche ???

      • Oui, mais vous traitez d’un sujet couvert par les sciences politiques (clivage gauche-droite) en affirmant que vous possédez une nouvelle grille d’analyse. Chaque personne est libre de faire les affirmations qu’elle souhaite, à condition d’avoir les moyens de ses prétentions.

        Conséquemment, vos affirmations doivent être supportées par des faits, à tout le moins par votre démarche scientifique. Autrement, vous avez l’obligation éthique de dire qu’il ne s’agit que de  »pensées personnelles ». Et ça permettrait à des lecteurs comme moi de ne pas avoir à fouiller de long en large ce type d’ articles à la recherche d’une méthodologie inexistante.

  2. Encore un UPR qui fait des siennes et qui place NDA dans la zone « oligarchie » au lieu de démocratie, il faudrait revoir vos propres définitions de la zone « Democratie » et les comparer aux propositions de NDA, car ils sont tous dans le projet de NDA, contrairement à l’UPR, JLM ou le FN que vous classez pourtant comme plus « Democrate ».
    Idem quand on regarde les 3 points qui définisse pour vous l’oligarchie, on voit que NDA n’a aucune raison d’être dans cette zone.
    Rappel de ce qui définit pour vous l’oligarchie :
    – une volonté de ne pas prendre en compte le vote blanc dans les suffrages exprimés <– NDA prend le vote blanc en compte et disqualifie tous les candidats si le vote blanc est majoritaire au 1er tour.
    – leur opposition aux référendums et plus généralement aux outils participatifs <– NDA compte faire rien des referendums (cf. son livre programme "100 jours…")
    – la volonté d’encadrer la liberté d’expression <– Au contraire NDA il est pour le respect du traité de Munich, et la non appartenance des medias à des gradns groupes.

    Votre classement partial est dommageable car par ailleurs vos 2 axes sont vraiment bien choisis, mais un peu plus de rigueur dans le classement des candidats et parti ne ferait pas de mal.

    • Bonjour Xavier.
      Je peux me tromper, ne pas être objectif au regard des mesures proposées en relation aux critères définis, merci de pousser mes réflexions. Par ailleurs, sachez que je ne suis adhérent d’aucun parti, mais j’ai été militant du Parti Pirate.

      À noter qu’il n’y a pas que les programmes qui sont pris en compte, mais également les discours. Vous avez raison après vérification, dans le projet de NDA figure bien la reconnaissance pleine et entière du vote blanc qui pourrait faire annuler l’élection et le référendum d’initiative populaire également avec déclenchement à 500 000 signatures. Je publierai une mise à jour du graphique entre les présidentielles et les législatives.

      Toutefois, si je ne retrouve pas ces propositions dans les apparitions médiatiques de Nicolas Dupont-Aignan, je ne pourrais pas le mettre beaucoup plus vers la gauche. Il faut que cela apparaisse comme un soutien oral régulier et non seulement écrit dans le programme. C’est un des critères que je me suis fixé pour les mesures phares comme celles-ci.

      • Félicitations pour votre travail, le plus dur étant de trouver des critères pour placer les candidats le plus objectivement possible. Votre résultat est très parlant et a beaucoup plus de valeur que l’axe unique gauche/droite qui ne veut rien dire et donne l’impression que des candidats font le grand écart alors qu’il n’en est rien.
        Il sera intéressant de placer les votes des Français sur votre graphe pour voir où nous nous situons.

        Personnellement j’avais pensé à une sorte de radar avec plus que 2 axes. Les 2 votres sont l’un une vision des institutions et l’autre une vision de notre nation dans le monde. J’y ajouterai 2 visions de la façon dont la nation doit être gérée, une vision de la justice et une vision de l’économie.

        – Libertaire versus Autoritaire, sur le plan de la justice, une tendance pronant la liberté individuelle à tout crin quitte à perdre en protection des faibles, l’autre pronant l’autorité et la perte consentie de libertés individuelles au profit de la sécurité de la société.
        – Egalitaire versus Libérale, sur le plan de l’économie, une tendance pronant l’égalité stricte totale avec le partage complet, et de l’autre l’ultra libéralisme économique.

        Avec ces axes supplémentaires, des candidats très différents mais pourtant que tout rapproche sur vos 2 axes (JLM/MLP ou EM/FF par exemple), apparaitraient alors bien distincts. La difficulté d’un radar viendrait de la lecture, car une position politique ne serait plus des coordonnées sur un plan, mais une surface dans un radar.

        A moins qu’il faille 2 graphes différents, le votre étant un graphe pour la « présidentiele », alors que les 2 axes que je cite sont plus des axes décrivant le mode de gestion interne de la Nation, un graphe de 1er ministre et non pas de président comme dirait FA 😉
        A des degrés divers et après définition des critères :
        – JLM,PP,NA,BH pourraient apparaitre dans le quart Libertaire,Egalitaire <– Gauche "classique"
        – FF,MLP pourraient apparaitre dans le quart Autoritaire,Libérale <– Droite "classique"
        – EM pourraient apparaitre dans le quart Libertaire,Libérale <– Mondialisme pur
        – NDA,FA,JC pourraient apparaitre dans le quart Autoritaire,Egalitaire <– Etat providence pur

        En tout cas félicitations pour votre travail, au moins vous avez été au bout.

  3. Je rejoins un autre commentaire : analyse intéressante et pertinente mais vous n’expliquez pas selon quels critères exacts vous avez positionné partis et personnalités : vous parle juste d’analyse des discours et programmes mais on n’a pas d’échelle de cotation.
    C’est assez flou et quand je vois que parmis vos auteurs de référence vous citez Asselineau je me pose des questions.

    • Il y a des critères dans l’article, comme par exemple le référendum d’initiative populaire, la position sur la liberté d’expression, la reconnaissance du vote blanc, la sortie de l’UE, de l’euro, de l’OTAN, l’implication dans les conflits militaires. L’échelle n’est pas précise, dans l’année on publiera un site avec une précision plus forte, et même un graphique collaboratif où chacun pourra apporter sa pierre.

  4. Bon travail , dommage que les placements soient uniquement basés sur des critères personnels et peut-être il serait judicieux de le préciser .

  5. Je trouve très bien résumer le problème politique présent à ce jour. Car le peuple est laissé dans l’ombre afin de le manipuler au maximum en gardant les anciennes lignes de Droite-Gauche. Il suffit de regarder les 2 dernières élections où l’on a eu Sarko et Hollande, et qu’au final rien n’a vraiment changé. Les gens se foutent sur la gueule en prenant position pour la « droite » et la « gauche » (2 mêmes parties ayant les mêmes idées mais présentées différemment).
    Juste ouvrez les yeux et vous verrez qu’on a plus aucunes libertés enfin elles sont contrôlées les libertés et tout n’est qu’illusion.

  6. Très Intéressants ces schémas même si je n’arrive à comprendre sur quoi est basé la plupart des placements sur l’échelle présentée.

    Ma question : Comment a-t-on déterminé que les « petits candidats comme Lassalle,Arthaud, Poutou par exemple se situent plutôt dans l’oligarchie que dans la démocratie ainsi que plutôt européistes/mondialistesque que souverainistes ?
    (Je viens de lire les com et les réponses m’apportent des éclaircissements). En effet, il ne s’agit pas là d’une étude scientifique. Il est donc bien plus question ici d’une déduction personnelle (une vue de l’esprit) de celui qui a établi ces schémas.

    Les schémas en eux mêmes sont une très bonne base de travail. Pour être plus objectif, il faudrait établir une grille de thème remplie en fonction des discours que chacun des candidats / personnages ont tenus. Idem pour les partis etc. Si il y en a qui veulent s’y mettre ???

  7. Quels ont été vos critères pour le placement de Jean-Luc Mélenchon sur ce graphique ?
    Je ne les comprends pas.

    Je ne vois pas comment il est possible qu’il soit moins pour la « démocratie » que Marine Le Pen ?

    Je ne comprends pas non plus les différences de classement entre Le Pen et son parti, dont elle dirige la ligne. Ni les différences majeures entre la position de certains candidats comme Mélenchon, et les partis dont il « hérite ». Je trouve, de surcroit, qu’il est très étrange que l’UPR soit aussi loin dans la « démocratie », surtout quand on voit la position du NPA et de l’EELV… pour le PCF, je ne me prononcerai pas, mais je pense ici aussi que le classement est abusif.

    Mon avis suite à cette lecture, c’est qu’il ne sert à rien de définir précisément des axes, si c’est pour placer n’importe comment les éléments « mesurables » dedans.

    Merci toutefois d’avoir tenté cette démarche de classification.

  8. Super boulot Anthony!

    J’ai hâte de voire les versions futures mieux affinées et avec plus de personnalités publiques.
    En effet Soral je l’aurais mis plus près de l’oligarchie car il n’est pas démocrate pour un sou. Les alternatives officielles devraient former un cercle autour du coeur du système, comme pour protéger le système. La dissidence serait alors un cercle concomitant juxtaposé en partie au cercle des alternatives officielles et créant ainsi une zone « neutre » où s’y trouveraient ceux qui ont un positionnement flou entre dissidence et système, comme un Soral qui se dit dissident mais qui promeut le FN, une sorte de double discours ou cul entre deux chaises. Pas facile à visualiser mais ton travail éclairci déjà bien les choses.

  9. Il faudrait commencer par noter les candidats sur nombre de points quantitatifs ou quantifiables, par exemple la politique fiscale, l’attitude vis à vis de
    la politique de Poutine, l’attitude (commerciale) vis à vis de la Chine, le mariage pour tous, le soutien à la recherche scientifique etc. et faire ensuite une analyse en composantes principales pour voir quel sont les critères qui les distinguent le plus. Vous auriez peut-etre des surprises car sur Poutine, par exemple, (et partant sur Assad) Mélenchon Le Pen et Fillon sont très proches. Refaisant la même chose mais en plaçant les intentions de vote dans les variables et en utilisant les interviews d’électeurs potentiels choisis au hasard (plus difficile à faire mais plus sérieux) il apparaitrait sans aucun doute que contrairement aux à priori démagogiques à la mode dans le piège desquels vous tombez, il n’existe pas d’opposition entre un « Peuple » ou des « Gens » (version mélenchonienne du même) et une « Oligarchie » ou un « Système » (version Le Pen – Soral avec en plus, chez le dernier, un antisémitisme revendique qui le fait intégrer les juifs dans ce « Système ») mais des groupes très divers de personnes avec des intérêts et des priorités variées. Le vieux schéma caricatural du « Peuple » opposé aux « Oligarques » (Elites, Système etc) a été employé depuis plus de deux mil ans – par exemple par Catilina s’essayant (et échéouant) à abattre la République romaine. Apres une période d’enthousiasme brève, (voyez Trump) ces « révolutions » qui en fait s’appuyent sur une juxtaposition d’égoismes, finissent, si on ne réussit pas à stopper le mouvement, dans le sang et la misère. L’option opposée est sans doute moins romantique mais c’est elle qui a apporté à l’Europe une période de paix plus longue que tout ce qu’on a connu depuis qu’il existe une histoire écrite..C’est le nationalisme frileux, pseudo-démocratique et rétrograde qui fera « cracher du sang » comme dirait Mélenchon.

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